2 ottobre 2026

Linguistica candida (87): "fōt" : "fōti" e "fōt" : "fēt"

Tra "cosa è la lingua?" e "come funziona la lingua?" è fuor di dubbio che solo il secondo è un quesito sperimentalmente ragionevole, per gli esseri umani. E tentare di farsi esente dalle invadenti speculazioni alle quali si è sempre prestato il primo è forse il compito primordiale di chi intende partecipare con modesta efficacia a un articolato sviluppo del secondo: "Par opposition à l'idée fausse que nous nous en faisons volontiers, la langue n'est pas un mécanisme créé et agencé en vue des concepts à exprimer. Nous voyons au contraire que l'état issu du changement n'était pas destiné a marquer les significations dont il s'imprègne. Un état fortuit est donné: fōt : fēt, et l'on s'en empare pour lui faire porter la distinction du singulier et du pluriel; fōt : fēt n'est pas mieux fait pour cela que fōt : fōti. Dans chaque état l'esprit s'insuffle dans une matière donnée et la vivifie. Cette vue, qui nous est inspirée par la linguistique historique, est inconnue à la grammaire traditionnelle, qui n'aurait jamais pu l'acquérir par ses propres méthodes. La plupart des philosophes de la langue l'ignorent également: et cependant rien de plus important au point de vue philosophique", dettò così, più o meno, alla sua scolaresca Ferdinand de Saussure (terzo paragrafo del terzo capitolo della parte prima del Cours). E ci si deve dire tuttavia in disaccordo con lui per quel suo "la plupart", elegante e garbato. A rischio di inurbanità ma anche di esattezza, si potrebbe infatti azzardare che si trattava in realtà e si tratta ancora di "la totalité".

[L'immagine - Ferdinand de Saussure, Bal costumé 1901, Lacombe et Arlaud, Genève, Archives Jacques et Philippe de Saussure 2013 - è tratta dalla copertina di Ferdinand de Saussure, Une vie en lettres, Diachronie dressée par Claudia Mejía Quijiano, Éditions Nouvelles Cécile Defaut, Nantes 2014.]